dimanche 16 juin 2013

Soutenance de thèse de Baptiste Brun, membre du collectif

Nous sommes heureux de vous annoncer que la soutenance de thèse de Baptiste Brun (membre du CrAB, enseignant à l'Ecole du Louvre) aura lieu le mardi 25 juin prochain à l'Institut national d'histoire de l'art à 14h (INHA, Paris, 2 rue Vivienne, salle G. Vasari, 1er étage). Cette soutenance est ouverte au public.



L'étude de Baptiste Brun, intitulée "De l'homme du commun à l'Art Brut : Mise au pire du primitivisme dans l’œuvre de Jean Dubuffet (1944-1951)", met en lumière les rapports qu'entretient le  travail de Jean Dubuffet au paradigme primitiviste de l'immédiat après-guerre. Pour ce faire, l’œuvre du peintre est envisagé de manière globale (peinture, écrits, prospections de l'Art Brut) et en lien avec des travaux qui lui sont contemporains (Bachelard, Bataille, Ponge, les pratiques ethnographiques...). La critique du primitivisme du temps, que Dubuffet met en pratique, engage à une prise en compte de l'efficacité critique de l'Art Brut qui émerge alors.

Cette recherche a été menée sous la direction de Thierry Dufrêne (Paris-Ouest Nanterre). Elle s'inscrit aussi dans le cadre d'un diplôme de thèse de l'Ecole du Louvre.

Le jury de cette thèse est composé de Laurence Bertrand-Dorléac (Sciences Po), Daniel Fabre (EHESS), Dominique Jarrassé (Bordeaux 2 - Ecole du Louvre) et Daniel J. Sherman (Chapell Hill, North Carolina).

samedi 1 juin 2013

Table-ronde organisée dans le cadre de l'exposition « Chaissac - Dubuffet, entre plume et pinceau »

Céline Delavaux, membre du Crab, participe à une table-ronde organisée dans le cadre de l'exposition « Chaissac - Dubuffet, entre plume et pinceau »

Jeudi 6 juin 18h30
L'Adresse – Musée de La Poste
34, boulevard de Vaugirard 75015 Paris

« Chaissac-Dubuffet : rencontre entre deux artistes non-conformistes ».

Cette table ronde sera l'occasion de revenir sur le parcours des deux artistes, leur rencontre, leur foisonnante correspondance et l'apport de leurs productions à l'art moderne et l'art contemporain.

Modérateurs : Josette Rasle, commissaire de l'exposition, Gaëlle Rageot-Deshayes, co-commissaire de l'exposition, conservatrice du Patrimoine, directrice du musée de l'Abbaye de Sainte-Croix.
Invités : Daniel Abadie, commissaire de l'exposition Gaston Chaissac au Jeu de Paume en 2000 et de la Rétrospective Jean Dubuffet au centre Pompidou en 1981, Dominique Brunet, co-éditeur avec Josette Rasle de la correspondance croisée des deux artistes aux éditions Gallimard, et de la correspondance croisée Chaissac-Paulhan aux éditions Claire Paulhan, Benoît Decron, Conservateur en chef du Patrimoine, directeur du musée Soulages à Rodez, Céline Delavaux, spécialiste de Jean Dubuffet et de l'art brut, auteur d'une thèse de doctorat, publiée sous le titre «L'Art brut, un fantasme de peintre. Jean Dubuffet et les enjeux d'un discours ».

vendredi 17 mai 2013

Séminaire à l'Inha le samedi 8 juin


Devenir brut
Croiser les regards historiographique, muséographique et linguistique autour des « écrits bruts »

La pensée de l’art développée par Jean Dubuffet sous l’expression « art brut » reste efficiente à condition que les œuvres qui s’y trouvent apparentées soient toujours le lieu d’un problème. Un problème d’écoute, de réception – qui peut concerner et engager tout un chacun. Responsabilité commune, éthique même. C’est en effet l’entier de la société que les œuvres d’art brut (dont les écrits) permettent d’interroger. Parce que ces œuvres ne se laissent pas enfermer dans une grille de lecture exclusive, typologique et préétablie (stylistique, nosographique, …), ébranlant les découpes institutionnelles. C’est de cette action critique qu’il sera question : les regards historiographiques, muséographiques et linguistiques discuteront de l’historicité spécifique des écrits bruts. Historicité du dépassement à soi, du devenir. Moderne par excellence. C’est ce devenir qui fait le brut de l’art.
(Justine Python, Sans titre, Collection de l'Art Brut)

Programme

9h30–10h00: Accueil & Introduction
Vincent Capt (Lausanne/Paris 8)

10h00–10h30: Discussion d’articles de Kent Minturn[1]
Baptiste Brun (Ecole du Louvre/Paris 3)

10h30–11h00: Au-delà de la littérature et de l’art : l’œuvre outsider d’Henry Darger 
Pauline Goutain (Carlton/Paris 10)           

11h–11h30: Pause-café

11h30– 12h00: La Collection de l’Art Brut et les écrits de la marge : quand le texte devient image
Sarah Lombardi (Collection de l'Art Brut, Directrice)                                             
12h00–12h30: Discussion des conférences



[1] Kent Minturn: « Dubuffet, Lévi-Strauss, and the Idea of Art Brut », Anthropology and Aesthetics, n° 46, 247-258, 2004 ; « Chaissac, Dubuffet, and Paulhan : From Proletarian Literature to Ecrits Bruts », Kunstlicht, n° 2/3, 88-102, 2012.

L'Assemblée Générale du CrAB aura lieu le mercredi 5 juin


Institut National d'Histoire de l'Art,  Salle René Jullian (1er étage), de 18h à 19h30. 

Avant de partager un verre dans un café proche, l'ordre du jour de cette AG est le suivant :
- Bilan de l'année 2012-2013
- Annonce des séminaires du Crab pour 2013-2014
- Annonce des événements coorganisés par le CrAB pour 2013-2014
- Adhésion 2013-2014 (renouvellements et nouvelles inscriptions)
- Parole aux adhérents

Tous les membres (ex- et futurs compris!) sont cordialement invités à assister à cette séance.

Quatre "crabes" participent à la journée d'étude "Les modalités de la collecte"

L'événement est organisé par l'Ecole du Louvre et aura lieu mardi 4 juin (amphithéâtre Dürer)


Consacré à une réflexion sur la qualification de l’objet, c’est-à-dire aux processus qui le définissent dans sa nature, mais aussi à travers ses mutations de statut, ce séminaire se penche sur un moment crucial de la «biographie des objets», la collecte : nous empruntons sciemment cette notion à l’anthropologie, plutôt qu’à l’histoire de l’art pour décaler la perception du processus d’appropriation. La manière dont un objet entre dans une collection, les modalités selon lesquels il perd sa fonction ou en change, les circonstances de son acquisition ou don ont un impact sur sa nature, non pas intrinsèque, mais déterminée par les regards différents qui lui sont portés, et sur les connotations qui s’attachent à lui ; on est entré dans une phase de réclamations, on connaît le poids du pedigree… Les quelques exemples abordés s’attachent à dévoiler le poids de ces processus, non pour se placer sur un plan éthique, que l’on ne peut cependant plus ignorer, mais pour mesurer leur impact sur les objets eux-mêmes et la constitution des collections.


(Lyon, médailles)
Programme
9h30 : Introduction D. Jarrassé : Dans collection, il y a collecte
10h-10h30 : Julien Bondaz (Laboratoire d’Anthropologie Sociale, EHESS-CNRS-Collège de France, Labex TransferS, ENS Paris): Entrer en collection. Pour une ethnographie des gestes et des techniques de collecte
10h30-10h45 : pause
10h45-11h15 : Paz Núñez-Regueiro (Conservateur du Patrimoine, Collections américaines du Musée du Quai Branly): L’économie des objets : la collecte de l’extrême sud-américain en France au XIXe siècle
11h15-11h45 : Aglae Achechova (docteur Paris X-Ecole du Louvre): De la meilleure façon de constituer une collection : le cas des émaux  » byzantins  » de Mikhaïl Botkine
11h45-12h : discussion

Après-midi : Autour de l’art brut (organisée par Baptiste Brun et le CrAB)
14h00-14h30 : Baptiste Brun (doctorant Paris Ouest – Ecole du Louvre): Réunir une documentation pour l’Art Brut » : les prospections de Dubuffet dans l’immédiat après-guerre au regard du modèle ethnographique
14h30-15h : Déborah Couette (doctorante à Paris I): D’un regard-pilote à l’écart: l’impact de Dubuffet sur les collecte de l’association L’Aracine
15h-15h15 : pause
15h15-15h45 : Roberta Trapani (doctorante à Paris X): La cabane éclatée : morcellement des objets immobiliers apparentés à l’art brut
15h45-16h15 : Vincent Capt (maître-assistant, Université de Lausanne): Travailler sur des objets en faisant se confronter les points de vue : regards croisés sur le langage fou
16h15-16h30 : discussion

vendredi 19 avril 2013

Week-end singulier, le Lieu Unique à Nantes, dimanche 21 avril

Un week-end singulier - Une après-midi en compagnie de Michel Nedjar 

Entretien réalisé par Christophe Bichon et Déborah Couette, dimanche 21 avril de 15h à 18h, Le Lieu Unique, Nantes. 

Dans le cadre de la seconde édition du week-end singulier, (6 jours autour de pratiques artistiques en marge), organisée au Lieu Unique à Nantes, le dimanche après-midi sera l'occasion d'une rencontre avec Michel Nedjar. 
A cette occasion Christophe Bichon (responsable de la collection Light Cone) et Déborah Couette (membre du CrAB) intervieweront Michel Nedjar sur son œuvre plastique et cinématographique, tout en évoquant son rôle au sein de l'association L'Aracine.

jeudi 14 mars 2013

Séminaire du CrAB à l'Inha : "Des fictions d'art brut" (30 mars, Inha, Paris)

Séminaire du CrAB - samedi 30 mars 2013 - de 9h30 à 13h00
Inha - 2 rue Vivienne - Paris 2 (salle W. Benjamin - accès libre)

Marco Decorpeliada, Schizomètres

« De Robert Véreux à Marco Decorpeliada :
des fictions d'art brut »

Quels sont les enjeux de la fiction dans le champ de l'art brut et de la création artistique contemporaine ? Déstabilisation ou déplacement des catégories de la critique et de la réception : en quoi ces fictions d'art brut produisent-elles du sens ?
Différents exemples historiques de fictions d'art brut - auteurs ou œuvres créés de toutes pièces - seront présentés, tels que Juva, Jules Penfac ou encore Robert Véreux.
Un débat s'engagera autour de l’œuvre de Marco Decorpeliada avec les « découvreurs » de cet artiste.

Invités : Dominique de Liège, Marcel Bénamou, Laurent Cornaz et Yan Pélissier, membres du collectif Marco Decorpeliada, curateurs de l'exposition « Le schizomètre de Marco Decorpeliada », présentée à la Maison Rouge à Paris en 2010.

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Le collectif Marco Decorpeliada :

Jacques Adam est psychanalyste. Il a longtemps travaillé dans les institutions psychiatriques. Il a publié dans diverses revues de psychanalyse en France et à l'étranger, dans L'Ane, L'Evolution psychiatrique, L'Art vivant, ... Ouvrages collectifs (La psychanalyse, pas la pensée unique. Histoire d'une crise singulière, 2000 ; Des mélancolies, 2001 ; Lacan dans le siècle, 2001- Colloque de Cerisy-La-Salle, centenaire de la naissance de Jacques Lacan).

Marcel Bénabou est le « secrétaire provisoirement définitif » de l’Oulipo. Il y est rentré en 1970, après avoir conçu, avec son ami Georges Perec, le projet Palf (Production automatique de littérature française). Vous trouverez sur le site de l’Oulipo la liste de ses ouvrages. Les titres de certains d’entre eux (Pourquoi je n’ai écrit aucun de mes livres ou Jette ce livre avant qu’il soit trop tard) témoignent de ses préoccupations pour les problèmes de la lecture et de l’écriture. Dans le cadre de l'Oulipo, il a tenté d’explorer divers domaines, notamment celui de l’érudition, telle que la recherche des « plagiaires par anticipation » de l’Oulipo dans l’Antiquité grecque et romaine. Il faut dire à sa décharge qu’il a, jusqu’à très récemment, enseigné l’histoire romaine à  l’Université et qu’il a longtemps été spécialisé dans l’étude de « la résistance à la romanisation ».

Laurent Cornaz est psychanalyste. Une question traverse tous ses livres : Avant que d’être homme, L’Église et l’éducation, L’écriture ou le tragique de la transmission posent tous la question de la transmission. Et c’est encore cette question qu’il a posé de façon joyeuse aux bijoux langagiers de Lacan, quand il s’est amusé avec Dominique de Liège, Marcel Bénabou et Yan Pélissier, à collecter, trier et commenter les 789 néologismes de Jacques Lacan. C’est très sérieusement qu’il s’apprête à lancer prochainement la première revue de SPYchanalyse.

Dominique de Liège est psychanalyste et fervente lectrice de Georges Perec sur lequel elle a publié de nombreux articles. Elle ne manque pas une occasion de parler de lui en divers lieux. Elle a aussi beaucoup travaillé sur Unica Zürn et Hans Bellmer. Elle a entrepris avec une équipe de brodeurs de broder au point de croix des textes de Perec selon un code couleurs (une lettre, une couleur), ce qui exprime bien son désir de produire des choses qui ne servent à rien.

Yan Pélissier est psychanalyste. Il a été particulièrement amoureux de Louis Wolfson auteur du Schizo et les langues, sur lequel il a écrit. D’une façon générale il ne peut se passer de travailler avec les fous. Il s’est aussi passionné pour Raymond Roussel. Depuis la confection du livre 789 néologismes de Jacques Lacan il développe un inquiétant symptôme, en toutes circonstances un néologisme de Lacan lui vient à l’esprit.
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Séance organisée par Baptiste Brun, Déborah Couette et Céline Delavaux

Rendez-vous samedi 30 mars 2013
à partir de 9h30
à l'Institut national d'histoire de l'art
salle Walter-Benjamin
2, rue Vivienne – 75002 Paris

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